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C'EST BIEN LES BRONCHES

Antibiotiques, vitamines et ça repart à Ombres Blanches où la beat et le jazz font salle comble. Le Pellec et Serge Pey, Kerouac et Ginsberg, Benoit Ricard et son sax en bouche, devenant sur l'instant un diseur de Musica. La voix de Jack sur microsillon craquant le blues, celle de Serge, doublant celle de Yves, transbordant l'improvisaction d'une rive à l'autre, et Albert qui s'est pendu sous le pond amb l'East River comme collier. Regef et sa vielle dans le ventre, Doneda mesure en soprano, Ninh et ses percussions percutives... Le jazz noir, l'écriture noire en série, le blues et la poésie sonore coulent les mêmes veines.
-Et Akchoté qui fait son enfant gâté ! Non il ne sera pas là, il nous plante selon son bon plaisir...
-J'ai vu Pascal et Eric du Moulijullienne, ils ont les boules, mais bon, ce n'est pas ça qui va les freiner dans leur travail... Au fait, Pierre Henri A. est dans la ville.
C'est donc à Odyssud que ça se passe. C'est plein, l'écurie parisienne est quasiment au complet, Prevost, Anquetil, Le Querrec, sont dans la place, Laverdure et Madame s'y sont joints, musica ! Le noir et le rouge, une éllipse mauve, le trio de Jacky Terrasson : Ugonna Okegwo à la contrebasse, Jaz Sawyer aux drums.
Intro piano solo blues comme une déchirure, un appel... Finesse, écoute, passes offertes, musiques brodées, dentelles amidonnées, chorus de charley, crescendo bien construit en rampe de lancement, ovations, rappels. Belle complicité dans cette formule bien rodée et qui fait touche à cada còp. La "Javanaise" se signale à ses aises, calypso sur la grève se danse à Cuba.
-T'as vu les mômes cet après midi dans les rues ?
-Tu parles, je me suis fait coincé du côté du Monument aux Morts...
-Vous voulez boire quelque chose ?
Le Président et Négus ont l'air d'avoir fait connaissance, Christian et Patricia, Gilbert toujours sur ses feuilles de routes, toujours sur la brèche, un peu comme Deylaud au Stade, son apport est précieux. Oui il y a du monde, il faut y retourner, dans la série pianiste c'est autour de Laurent de Wilde d'opérer. Autre histoire, éllipse rouge. Il reprend les mêmes et recommencent. Le queue n'est plus là, c'est chez Finder que ça se joue. Des compositions à lui, des petites boites pour enfermer tous les ennuis de l'année dernière... Les quatre de Wilde se le font speed-cool, les batteurs, tant de fois champion du monde, assurent des pieds et des mains, Miles en fond d'esprit, à Saint Domingue ce soir les volutes bleus te fan vira lo cap, rock, pop, top. Paul Imm et sa ronde aïeule remontent les chemins qui montent au reggae, salut Monk, de Wilde confirme. Pas rappel car dans dix minutes il revient avec Jacky pour un duo à deux pianos.
Il y en a qui sortent, Le Querrec s'installe au bord de la scène, le rideau se retire et le carré magique des deux queues brille sous les sun light. Face à face, de Wilde et Terrasson s'attaquent à l'heure de Monk, liés per lo Mestre, ils ont vite fait de se trouver, avoir deux mains en plus... Superbe pièce ! Pour le fun, Laurent et Jacky se sont fait plaisir sur des variations pertinentes pour certaines. Ce de Wilde est un sacré personnage, ses rencontres sont une belle aventure à vivre.
-Ce Finder, tout le concert, je comprend pas bien... Qu'est ce que tu en penses ?
-Dans une soirée piano il a sa place... T'as pas aimé ?
-Arrête!!!

Jacme Gaudàs

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