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Le ciel est gris comme
un paquet de tabac. Pat prépare les finitions du dernier Polartorrides
"Où sont passé nos z'élus" pour l'Espace Bonnefoy.
J'appelle Lescure et FMR pour le concert du 24 au Bikini, me préoccupe
du Backstage pour Santana, pas facile, la production applique les consignes,
la norme quoi !
Cet après midi
nous avons enterré un fils de Tolosa, Philippe Hortala. Le Peintre
Jardinier s'est fait la belle et nous a réunis tous à la
Chapelle Saint Hillaire autour de "là je dort" avec Ferré
comme complice, le talent jusqu'au bout de sa vie. Bref une journée
marqué de chiffre 7, avec en soirée l'ouverture officielle
de Jazz sur son 31.
Plein comme un neuf,
le vieux Palais des Sports de Tolosa vit ses derniers concerts pop avant
le Zénith. Galère pour se garer, il y a des caisses partout
et dans tous les sens, le Gers et le Tarn et Garonne remportent la palme.
Combien ! Allez on va dire 5000, toutes générations confondues.
Dans la coursives, Nic Z et ses techniciens sont prêts à filmer.
- TLT n'est pas là
?
-Ils ne peuvent pas
! Si tu savais le mal que j'ai eu pour avoir l'autorisation… Ils voulaient
me coller les images de Caen… J'ai dû lutter, je ne voulait pas manquer
la première…
Sur sa gauche, le
CG est au complet autour de son Président. Monique a mis sa tenue
de come back, comme au temps où, Santana passait en vedette. François
est sur les starting block numériques de la fotò et me cherche
pour se briffer. Je lui explique que sans être baba on restait cool
-Fait comme d'habitude…
Après une brave
discussion amb Agnès, je rentre dans l'areine et paf, sur la scène,
sous les sun light, des Manitas Gypsis font monter la mayonnaise, se mettent
au service d'une chanteuse blonde moulée dans un fourreau bleu et
ensemble mesclent la gitane avec le Pop'Art. Alors ça tourne d'enfer,
rien à dire, des Collègues à leur façon. Elle
s'appelle Alabina, un, dos, tres…, et ça repart avec des déhanchements
ondulants dans le rond de la poursuite, faire durer le plaisir, avec un
fond de blues venue du Sahara, une respiration dans un monde de World-Paradise.
Et alors ? La salle
n'est plus qu'un grand sourire coloré à la pluralité.
Pour lui, le stress est resté hors les murs.
-Hey Tolosa ! Merci
beaucoup… Très bonne soirée… Et viva Santana…
C'est la pose. Changement
de plateau, Laurent, Pascal, Cécile sont sur les marches, je fend
la foule et fait un tour pour voir. Les couples re sont amoureux, c'est
beau à voir, tranquille, aucun speed à l'horizon, demi et
coka sont aux coudes à coudes, ah quelle belle soirée !
Et Il arrive. Gratte
électrique sur le ventre, il attaque d'entrée de jeu avec
le Brésil en Caravan, pour le quota de Jazz, chorus droits devant
et nous tous derrière le spanish faubourg. De blanc vêtu,
béret basque rouge, lunettes noires, Carlos ne terrorise plus personne
et le son du Palais is égual, brouillé mais pas brouillon,
mais qu'importe, tout le monde entend ce qu'il connaît déjà,
ils ont tous les disques à l'ostal. Slow Europa pour des flash back
d'un flirt un soir à Castelsarrasin… Salut c'est Pollen !
-Non mais je rêve
? C'est pas possible, c'est pas lui…
Et bien si, Négus
est bien là.
-Bé qu'est
ce qui t'arrive ? Tu ne va pas me dire que tu soupçonne Santana
d'avoir été dans le coup…
-C'est plus compliqué
que ça…
Tu aurais pu t'annoncer
! Ca fait combien ?
-Trois ans, mon pote,
trois ans, en 95 !
Toujours en piste
sur les traces de l'assassin d'Hendrix, Négus mène son sa
quête dans tous les festivals du monde, mais régulièrement
revient à Toulouse because une carte majeure, il en est persuadé,
est ici, dans cette ville blues.
-Tout le monde croit
que c'est Carlos…, mais non, c'est son sosie…
Négus est terrible
dans ces informations.
-Non, tu délire…
-Tu rigoles, en fait
c'est moi qui est déclenché sa tournée, il fallait
qu'il rencontre le Tigre, pour mon enquête, alors j'ai appelé
Pierre et voilà…
-Tu restes quelques
jours ?
-Oui, au moins jusqu'au
22, il faut que je parle avec Akchoté, et puis cette semaine autour
de de Wilde, je suis curieux de voir ça… Au fait, j'ai vue qu'elle
était toujours fidèle au poste…
-Hé !
Bon, je laisse Négus
à son sosie, j'en ai assez entendu. En partant je croise François
en prise avec son numérique.
-Fais voir ?
-J'ai pas grand chose,
au bout du deuxième morceau, un gros monsieur, qui ne rigolait pas,
m'a fait comprendre que c'était fini.
Jacme Gaudàs