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PARI GAGNE !

La rencontre mise en place, à l'initiative de l'ADDA 31, relayée au niveau national par l'IRMA en la personne de Pascal Anquetil, a permis de faire se rencontrer des responsables de différentes structures, de Midi Pyrénées, préoccupés par le diffusion du jazz. Sont là pêle-mêle Albi Gonzales de l'ADDA81, Dòna Perrilhe du Noctambule, le Commandant de Montauban et son directeur artistique, Marc Marin de l'Espace Apollo de Mazamet, Layrac de Luz St Sauveur, Philippe Metz de Music'Halle, Christiane Bories de Jazz'Velanet, Roland Pousse de Colomiers, Stéphane Warot d'Assier, l'agent de Padovani, la péniche Chèvrefeuille, Christian Bourles et la duchesse du Mandala, la Scène Nationale de Foix, le Festival et Rencontres de Germ Louron, un de Marciac qui voulait nous faire croire que c'est un festival gascon, bien sur Gil de l'Aérospatiale et j'en oublie. Donc le rayon jazz de la région s'interroge sur son devenir, ce qui donne lieu à quelques échanges biens envoyés mais toujours courtois. C'est bon pour la démocratie. D'ailleurs à l'unanimité, il est décidé d'une suite à mener à se revoir, et pourquoi pas, réfléchir à un projet à l'échelon de la région... affaire à suivre.
M'en vai querrer Pat e tornan per escotar la deuxième "Une heure avec..." Paolo Fresu. Macarel qu'un monda, Nougaro à le sourire, Arnaud Merlin vient d'arriver, je vois Négus en discussion avec un grand type avec un chapeau, P.H.A. est avec eux, musica.
Un climat s'installe, alizé, soleil et plage fun board et transat. Jazz FM avec le plus de la trompette de Fresu et des effets. Putain quand je pense qu'il s'est tapé deux avions à l'aller et va s'en remanger trois au retour, je comprend la chaise de Paolo. Toujours avec sa formule à deux batterie, avec ce soir Régis junior Ceccarelli, de Wilde s'amuse. Paolo met des délais sur son son et prend le large, corne de brume dans un océan pacifique, homme de proue, acrobate, il est le clou du cirque Fender, hard bop poursuite avec énigme au tournant.
-Combien il paye pour jouer ?
Le Commandant est à la limite. Et oui la trompette se joue aussi dans les nuances, on est pas prêt de voir Paolo à Montalban...
-Tu connais Mike Zwerin ?
C'est le grand type avec le chapeau.
- Soixante dix balais, solide comme Baptiste, journaliste au New York Herald Tribune, écrivain, il est l'auteur du célèbre bouquin "Le Jazz et les nazis", c'est un bon trompettiste basse et trombone basse, il joue dans le premier disque de Petrucciani et dans un live avec Miles...
Non, je ne le connaissais pas, ni son bouquin. J'en suis resté à l'article d'Anquetil sur "Le jazz et les gangsters", tu viens grignoter en bas ?
Après cette Concorde collation sympathique préparée par le restaurent d'entreprise de l'Aérospaciale, le bus et les voitures prennent le chemin de Plaisance du Touch où ce soir c'est carton plein. Le jazz aurait donc un public, et jeune en plus. Sur scène, Erick Truffaz et ses collègues boulèguent chez jazz et rap, et oui, il faudra s'y faire, on a pas fini la synthèse mais on y travaille. "Beauté Bleue", "Buckowski", Ulysse rastaman sur le tee shirt, Nya en english nous raconte son histoire, "Salut les amis, dans mon quartier il y a un épicier, un cafetier, un acariâtre hypocondriaque et la vie s'y vit..." El KJ morrissonien per la votz, Nya tchache cool, la trompette de Truffaz zone Miles, le Fender Rhodes de Muller est bien dedans, la basse de Giulliani et la batterie d'Erbetta assurent les arrières, c'est une bouffée d'oxyjeune, la seule réponse au consensus mou du jazz oxydé. Un còp de reggae pour rappeler à Gil, mais est il là, que le jazz, toujours le jazz, le vrai, rien que le jazz... Comme s'il allait perdre son âme à trop fréquenter ses cousins. Et bien oui, tant mieux, qu'il y est un grand rambalh pour rempailler les chaises des fumeurs de pipe, que Jimi ne soit pas mort pour rien.
Au bar c'est la débandade, plus rien de sérieux à boire, ils n'y croyaient pas ou quoi ?
Négus et Anquetil ne se quitte plus, je n'ose pas croire un instant qu'il soit aussi sur sa liste, quoiqu'avec lui on ne sait jamais...
-Il doit bien y avoir un troquet dans le village ?
- Oui, mais c'est fermé, t'as vu l'heure !
Tiens, le Gang à Lourau ouvre les hostilités. Tous devant debout et les assis derrière, la zique à funk prend possession de la scène, quelques derniers réglages de retours et ils déroulent leurs histoires colorées de folklores. Une fois que t'as compris le groove, tout le reste n'est que ça s'aime. Saxes, trombone, trompette, flûtes, vibraphone, contrebasse, batterie, percussions, scratcheur, vous mesclez tout ça avec beaucoup d'a-propos, vous y rajoutez la voix, la tchache, la salsa monte aux joues, les jambes se lâchent, la danse se présente à l'appel et danse encore. Elle  est pas belle la vie ?

Jacme Gaudàs

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