Samedi 17 octobre 99.

Qu'una fin de setmana !

On a même fait des set-news de table pour chez Aline où pour la deuxième

année consécutive on se sent bien. Pascal est toujours là, ne vous gênez pas pour nous y retrouver...

Donc nous avons inauguré la nouvelle salle du Centre culturel de Ramonville Saint-Agne. Bel outil. 400 places de velours rouge qui se plient et se déplient comme un accordéon. Pratique. Nino, un pichon de là, porte le coussin de velours cramoisi sur lequel brille les ciseaux à couper les rubans, les élus sont sur leur 31 et ils ne sont pas seuls. Les musiciens de "Ramjazz", groupe des professeurs de l'école de musique, emmené par l'ariégeois Michel Lassalle, sont fin prêts, Canard est à l'affût, les discours prennent la parole.

"L'ancienne salle était inadaptée à notre projet culturel... Il nous faut répondre à la qualité d'une culture de proximité, de mixité, théâtre, danse, chorale, jeune public... "

Monsieur le Député Maire a de l'ambition pour sa commune et qui pourrait trouver à redire à ça ?

"Cohen marchait à peine, Moudenc n'était pas encore sevré et Bardou disait qu'il ne serait jamais maire de Castanet et Conseiller Général quand il y a trente ans, j'étais présent à l'inauguration de ce Centre..."

Le Président est en jambe. Il précise qu'il ne doit pas y avoir d'antagonisme entre Tolosa et les agglomérations voisines, même si la Capitale pompe la grande majorité de l'argent de l'Etat. Il revient sur le "Festival de rues" et espère que d'autres salles, comme celle-ci vont poindre à Portet, Castanet... Ramjazz s'ébranle, le cocktail est tout bleu lagon curaçao, petits fours avec pain-surprise au saumon. L'ora vira. Les professeurs jouent toujours dans leur coin pour Lilli et ses copines de la cuisine, le lapin est toujours dans sa corbeille sur son vélo en attendant Holland.

Avec Canard on va chez Gégène, aux "Marins d'eau douce" se désaltérer d'une mousse. "Les Enfants des Autres" un groupe venu de Paris fait sa balance. Violoncelle, clarinette basse et si bémol, percussions... Pour des "Musiques de traverses" comme ils les définissent sur le dépliant. Super lieu au Port, pourquoi pas un après-concert pour l'an prochain ? Allô Gilbert... La Desperados 33cl est à 25 F, on peut y dîner...

Bon c'est l'heure. Les Newsletters changent de mains, los fotògrafas posent leur sac et certains déplient leur tabouret. Lebouc, Laborde, Ben, Emilie, senher Delbouys... Te vaqui Labérine et Nightawk. Elle va bien, elle vient de prendre sa retraite, on peut espérer ses Carnets de routes... Pas pareille la mère Claude. Patrick installe les bouteilles d'eau et les serviettes blanc maison sur la scène. Bonne idée que d'avoir coupé l'affiche. Dans ces cadres tordus de fer, elle fonctionne double. Musica !

Pas d'arrangements. A fond d'entrée de jeu. Dave Holland et ses quatre complices. Billy Kilson, redoutable batteur, fin et puissant, heureux d'être là, rock'relanceur, avec la banane en sourire et le regard à l'écoute. Steve Nelson, rasta-zen en devenir de Mèstre vibraphone les folklores insulaires caraobiens, transforme, compose, sur son thème on était chez Riga-Raga-Jazz... Robin Eubanks était très attendu par une bonne partie du public, Labérine l'adore, il sait que demain les Fidji, alors I A K. Tromboniste cool-tonic, une gueule de stars, un tchacheur de voix-sons, sa compo est aussi une très belle vision partageable, l'impro c'est free. Chris Porter, un Calléja à sa façon, ténor, alto et soprano, il se régale. Stooque, le père David drive l'histoire, un cinq en tournée, avec jazzker dans chaque ville, et Toulouse il connaît. Demandez à sa "Grand-mère". Ramon-Ville on est là... Super ! Ce soir la nostalgie n'a pas sa place. Fort d'un mile d'avance, l'homme à la contrebasse chantante installe un climat plus propice à la danse qu'à la méditation même si quelques bleus-balades nous embarquent sur des rivaginaires poétiques. Quand je pense qu'il y en a qui veulent sauver le jazz... Rien à sauver, transformer ! Bon j'embarque Emilie jusqu'à St Michel où elle récupère son vélo pour aller au Mandala où "Interface" fait le plein jusque sur le trottoir. Plongée obligatoire pour rallier la cuisine du Tigre, au passage je perçois la fusion neuve en gésine. Derrière le tulle, devant les images en boucle, les résidents boulèguent la scène. "Drum'n'jazz autour du jeune sax Benoit Ricard et du scratcheur Sisco. The new mode jazz." Music'Halle est là, ça fait du monde, Michel et la Duchesse sont au taquet, Hamlet est sagement couché dans le
couloir. "Interface" entre dans la ronde, l'ouverture est là, jazz, techno, pechno, tout est jouable... C'est visible, d'ailleurs n'ont-ils pas gagné le concours "Savez-vous planter des choux...". Allô Hervé ! La jovènça tolsana nous prépare un big 2000, non mais... Qui sait, quelques vieux se réveilleront-ils ? Je le pense, va verèm ben...

Et vive le VTT !

Rouge, rosé, blanc, respectent l'aliment. En accord avec Pasteur, nous voici en route pour Bouloc, lo Domani de la Foncelière où en bons parpanhas, les propriétaires de ces vignobles affinent et débouchent les bonnes histoires du dimanche. Les hommes du C.G.L.G. n'ont pas lésiné. Sous le chapiteau, tout est prêt pour l'arrivée des randonneurs partis ce matin dans le brouillard frisquet. Il en arrive des milles...

Succès total ! L'écran géant est en image, à trois heures on sera très nombreux pour le match des Bleus de l'ovalie. On a encore eu chaud, urosament qu'aquel Garbajosa...

Alors oui, ça fait du monde qui se cottoye, se raconte. La famille est reconstituée autour de ce lieu de circonstance où "Les pinces à linge" jazzent made in H.P. alors qu'Amanita Muscaria olodonne le Carnaval de Rio... Je dois dire que le Château Le Roc....

Sous la chaînée, des couches de VTT attendent aux pieds des arbres, au fond il y a les chevaux, une ancienne remorque empaillée et à quelques mètres la BM.

Bachus Land. Des sourires, des oeillades, des canailles, des retrouvailles sous le soleil de Fronton. A la tarde sur le foirail en rénovation, le camion de La Dépêche distribue canard du jour et une bouteille de vin à chaque randonneur... Bon on zappe une heure, le temps d'aller faire des courses au Géant Casino de Fenolhet, et nous revoici à table, sous la vielle halle, à se dépatouiller avec le sauté d'agneau. C'est bon, c'est ce qu'il faut après tout ces efforts sportifs, et comme nous sommes encore gaillard, tous à la salle Gérard Philippe pour le salsabal final.

Los olodonaires remettent le couvert et chauffent l'espace, les cuba-libres s'associent, et Alfredo de la Fé et son grand orchestre, virtuose du violon, bigbanque chez salsa pas pareille. Personnage ! Du Carnégie Hall de NYC à l'Espace Gérard Philippe de Fronton, la musique sonne, la nuit sera ce que vous en ferez...

Je sonne le Tigre, "c'est plein ! Bad trio envoie la sauce, il y a du bÏuf dans l'air, on attend Philippe Rigal... Passe vers deux heures..."


Dimanche 18 octobre.

Hey Joe !

10h 30. Je sonne Laurent à Fronton because the Newsletter à tirer. "...j'y suis jusqu'à midi, j'ai des trucs à régler... on en fait une solide lundi... on se voit à Plaisance tout à l'heure..." Super, je vais pouvoir me faire Télé-rugby et Télé-foot... 'Plus fort que les Fidji." titre la UNE de madame La Dépêche, l'autre folatre de Zabel, ressemble de plus en plus à Roger e lo Patrick t'y es, i manca pas que la lenga ! Bon, série en rafale, Chuck le Ranger, les dessous de Palm Beach, Mc Coll et Hunter, lavage de tête avant Zawinul. Emile passe, une histoire de valises à transporter...

17h 30. Cap sur le Touch par La Ramée, la salle des fêtes, il y a du people pour l'éclipse. Encore le rock, d'ailleurs peut-être Mammouth sera là. Força monda, Gert Killian, Gleen Ferris, Campini, Annie et ses cousins, le demi à 10 fr, et boulèguent les collègues, ce soir c'est bon esprit. Hey Joe...
t'as joué dans quoi... Grand Sorcièr lo tipa . Doc Zawinul au furet à mesure mène la partie, il est le MC Syndicate, le Passeur, envoyez la music...

Sous les lights de Plaisance, il écoute le son de sa voix, s'amuse avec ses claviers à samples, c'est mistic-miraisin, genre Magma à la puissance York Vilatge, on est pas loin de la New-Messe, avec musiques des mondes mais pas n'importe quoi. A donner du cliché autan donner les bons, chants à la mode, Zoulou, Gnawa, les Amériques... C'est super le folklore ! Toujours la fusion, avec des riffs de Gary Poulson et sa gratte yorkaise, les coups de basse de Victor Bailey, chanteur, son clin d'oeil a King Jaco est un blues pastoriusé à transformer. Il l'a fait. Manolo Badrena es a la fèsta, roulades de congas, djembe et autres appeaux de circonstance, Joe est content, met les nappes synthées, scratchées, samplées, vocables par toi-même... Du bon boulot. Lo goupil est toujours là, avec toutes ses ficelles à musiques. Ils sont là en famille. Devant moi la pichona se far cagar, par contre sa mère est aux anges. Derrière on est plus critique, des Weathers répandus, attentifs... Alors l'Afrique bien sûr, tellement généreuse, le Maghreb où Karim Ziad nous convié à écouter un bleu-rural de chez Gnawa, au passage, on repasse à la case Report, transformer toujours. La fusion-tonic est consommée, certains en auraient bien pris un petit coup de plus. Annie râle, " ...Et puis l'acoustique dans cette salle..." C'est vrai ! Yes Doc, c'est bien de faire bouléguer les jeunes.

Chez Aline, Guy Ould Yahoui et le professeur Albanis Moyeux parlent de leur travail avec les mômes. Demain Glenn Ferris rencontre les élèves de l'école Dottin 2, de Belle Fontaine et Guy Villerd sera à Bourg Saint-Bernard et à Gragnague. Très vite la table est complète, mais c'est déjà la suite...

Jacme Gaudàs

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