jeudi 21 octobre 99.
Toi
aussi j'espère !
Jean Pierre Delbouys es d'accòrdi... Bayonne est bien une ville occitane peuplée de Basques. La News déboule à 18 heures, on ne connaît pas encore le résultat du match Irlande-Argentine, la Présidente n'est pas chez elle... Gilbert monte aux loges, "J'ai vos Tee-shirt XL..." Les Footeuses de Oai m'appellent, c'est vrai qu'une répétition publique au Café du Commerce de Rieumes, quelques jours avant de faire la première partie de Zebda à Talence, ça peut le faire.
Dans la loge 3 c'est la séance fotòs. Canard et Laborde, numérique et Leica clic clac les frangins et le trio Léogé. Defòra lo vent bufa fort, la salle se garnie. Nougayork enceinte les oreilles, Marc Marin de l'Apollo du Sidobre a fait le déplacement, je pensais qu'Albi Gonzales serait là, à ce sujet, lo gascon ne connaissait pas les boudègues. Quand je lui ai dit, il a rigolé complice, Barreda est à l'affût, la plus grande cornemuse d'Europe est dans la Montagne Noire, pas loin des Corbières... C'est encore complet pour le deuxième service...
Alex a 10 mois et déjà le jazz dans l'eau du biberon. "Bonsoir. Pour cette 2ème heure avec, nous invitons Stéphane Belmondo, trompette et buggle et son frère Lionel Belmondo, arrangeur, saxophoniste..."
Bon ça ne traîne pas. Intro collective, Stéphane trompette le chorus, pas d'arrangements, droit devant. Léo y met son énergie, le trio route. Lionel ténorise et nous parle du pays du jazz... du haut des hurlements, un cinq majeur. A ce propos, je n'ai toujours pas le résultat du match. Suit "les souvenirs ne meurent jamais", une compo de Lionel, un clin d'&brkbar;il aux grands-parents, monte à l'abordage, le swing s'installe et Stéphane prend son quart aux pistons ; Alex semble ravit de ce qu'il entend, Léogé maintien lo cap, relance, pause, calme, Barréda temporise, éclair de sax poussant les drums, jusqu'au bout, à toi, à moi, à vous, même si c'est l'heure du pastis, la balade au clair de Monk, ça ne se refuse pas, elle fut superbe, ajoute ! Une nouvelle rampe de lancement belmondorisée Sax et Buggle, le trio redouble la cadence, c'est bon cette histoire de rythmes, Lionel ne lâche pas Calmettes, le match est total, du dépassement, à toi frangin ! Puis c'est "Black Night", un clin d'&brkbar;il à Wayne... Superbe rencontre, ce soir c'est Steve Grossman, un autre déchiré au jazz, un bufaire.
Bon c'est huit heures, cap sur Blanhac via Sant Çubran, Cassandra n'attend pas. Au resto il reste une part de tarte aux pommes, avec crème et chantilly, ELLE pense à moi, ELLE a raison... La Scratcheuse est là, les musicos de Wilson sont à fond et sortent de table, l'Instit à le sourire, la Newsletter va porter ses fruits al Miralh, vaqui Labérine, mais au fait, z'avez pas vu le Kitz ? Le Miles en contre plaqué tient le choc, et P.H.A. toujours à Pau. Il sera à Saint Gaudens le 28. Toi aussi j'espère! Denis Badaut, "Et si c'était...". Le Géant de Luz est là, c'est plein, Mister Jazz à Souillac, lui demande la piste d'Iva Bitova, il le rassure, elle ne demande pas un 4 étoiles.
Sur scène, une palanquée de guitares électriques dont une mandoline, un bel étal de percussions, une batteuse, un piano à queue et la contrebasse de Lonnie Plaxico. En piste chez danse tout de suite, la voilà, en cuir et talons hauts, à la Turner, la belle et les garçons. Alors cela peut surprendre, en fait ce n'est pas une chanteuse de jazz, sa voix roots bluese comme en vrai, c'est une chanteuse folklorique, mais elle sait à qu'elle époque on est, rock-pop entre de si belles balades, un sublime "All Blues". Bien sûr elle branle le manche de sa guitare, meneuse, elle s'amuse bien, que redire à cela ? Moi qui n'aime pas les chanteuses de jazz, je me freese.
Bon cal anar dinnar. Chez Aline l'ambiance est bonne, Léo et Grossman se projettent, je dois faire une rectification à mes propos d'hier, le Champion du Monde de boules, c'est à la lyonnaise qu'il enquille. Gilbert et Laurent se promettent une belle revanche au Babby tout à l'heure au Bikini... Banco, c'est l'Argentine ! Les Bleus devraient passer les Quarts, les Black se profilent... Nike contre Adidas.
Fotò : © François Canard