Trilok Gurtu dîne en ville amb Tonton Salut et Gert Killiam, entre percus. La sono de JLC distille le blues en fond sonore, les filles de Jazz'velanet sont à la distribution des programmes, ça commence le 10 novembre et il y a une sacrée programmation. Gary Peacock et Marilyn Crispell, David S. Ware quartet, Tony Coe and co, le duo David Murray et Andrew Hill, Barre Philips, John Surman, Jean Pierre Drouet et au final, les cousins du Nordeste, Hermeto Pascoal e grupo.
Vous l'avez compris, nous sommes à Aucamville et une sacrée soirée se prépare. Tous les ingrédients sont réunis et ça l'a fait, comme dirait François. "Bonsoir messieurs et mes-dames..." Je vois que David B. est dans la place, bon ce Olu Dara band ouvre par du folklore bien évidemment, comment peut-il en être autrement ?
Tranquilles comme baptiste ils nous chaloupent la zique à danser, c'est un véritable orchestre de bal et lui a une tchache terrible. Olu Dara. Pour les non initiés, sachez que sa trajectoire est des plus classique. Venu au monde au coeur du delta du Mississippi, il a fait son parcours de combattant du jazz chez les classiques du bop avant de se frotter avec David Murray, Sam Rivers, Brian Eno, Taj Mahal, Doc Bowie et d'autres allumés de l'improvisation. Ce soir il est là pour nous faire connaître l'emplacement de la source de cette musique qui fait que les festivals de jazz ont leur raison d'être.
Coster Massamba rebelotte les congas, Olu tombe le gilet, cornet on the beat, rythmique tipique, test sur le public... La sourdine distille le son de lever du jour sur le delta amb le grand Louis en balise Amstrong pour une balade revendicatrice qui se finit chez reggae primaire d'avant le grand Bob. Toujours la famille. C'est le bonheur dins los cap d'aqui, l'orchestre hisse le spi, Larry Johnson tourne la biguine, Alonzo Gardner l'accompagne à la basse, les chaises sont zappées, la danse prend le pas , Olu descend de scène, distribue des coups de cornet à qui veut bien bouger et le bal est total. Emilie franchit le faux pas du doute et monte sur scène. Toutes générations confondues boulèguent sur le carreau. Pour éviter toute équivoque sur le folklore, le père Olu envoie un chorus de cazou, nous sommes bien en version originale. Heureux rickains !
Jacme Gaudàs
Fotòs : OLU DARA
©
François Canard