Vendredi 22 octobre 99.

"Professeur Albanis Moyeux" © Francois CanardA la cafette du Centre Culturel Alban Minville, le patio est top. Lo solelh es amb nosautres et le Professeur Moyeux fait sa sieste d'avant spectacle. Figuier de barbarie, Ifs, pins maritimes, lauriers roses, vigne vierge aux couleurs automnales, trois lions de pierre gardent les lieux, los aucels cantan, la vie est douce comme un miralh à double face, Reine règne sur le bar.
Dans le cadre de sa tournée enfantine départementale, le Professeur Albanis Moyeux fait du rab pour les pichons miralhiens. Dans la salle de spectacle le décor est planté. Une toile de fond aux couleurs chaudes soleil, un voyage se prépare, le Tour du monde... A la gare de Transso il est 9 heures à la pendule. La fusée d'Hergé file vers son astre lunaire en le contournant par la droite et le cyclone Albanis enroule son énergie. Les mômes de CP des écoles Daniel Fauché 1 et 2 prennent place sur les fauteuils. "Mouir et Kader, mettez-vous à côté de Jessica... Laissez cette place pour la Maîtresse..." "Pichons" © Francois Canard Et puis il y a l'océan, une île déserte et ses deux cocotiers, les dunes du Sahara et son dromadaire. Sur la mer en furie, un voilier navigue à l'ancre flottante et là-bas, dans leur pré, les vaches regardent passer le train piloté par Guy Villerd en tenue d'Albanis. De blues vêtu, culotte de zouave et bonnet antonoir sul cap, contaire, musicaire arfien, lo Professor à la barbe fleurie de gris is ok. "Bonjour, je suis le Professeu et je vais vous conter le tour du monde que je viens de faire... Vous êtes prêts ?" "Ouiii !!!"
Le sax soprano lance son appel, transperce la toile, des mains cherchent, se disputent l'ins-trument... "Me voici de retour... Je veux vous montrer le monde que j'ai vu de travers..." Sur le quai de la gare, quelque part au Japon, le train 72000000723 se met en marche en musique. L'aventure est à vivre, los pichons l'ont partagée.

Salle Nougaro, c'est bondé jusque sur les marches. L'affaire at-tendue est sérieuse. Si l'on regarde près le casier jazzicière de Steve Grossman, on voit très vite que l'on a à faire à un dur. Il a plus d'un crime à son actif, coupable chez Kenny Dohram, Clint Houston, Lenny White, bien sûr Miles, Chick Coréa, Don Alias... il les a tous saignés pour la bonne cause. Ce soir est une soirée importante. Sur la route, Elroy à la poche et John and Wayne dans la rétrovision, sauf que ce soir c'est Léogé Trio. On prend les mêmes, c'est la règle du jeu, et on recommence autre chose. Des permanents de la formule sont à l'heure au rendez-vous. Le Grand Abdu est dans la place, Salim malikom, le Champion du monde aussi, amb Emery de La Despècha. Léo présente ses collègues et invite "...un des titans de l'histoire du Jazz..."

C'est vrai, Steve à l'auréole coupée a tout ce qu'il faut pour se faire une fin de carrière à perpette.
"Une original composotion... one dos très", la boulègue à ma façon, ouverture, cadrage, débordement et la Jaz est en terre promise. Nous aussi. Vincent Calmettes est en drums,, déjà la veille Lionel l'Arangeur... Alors il tient la mesure lo tipa, ce pervers de Steve monte la pression, comme Elvis Jones l'a fait pour lui, il le lui fait, c'est un passeur de blues. Témoin cette balade où les vingt doigts du pianiste entrent dans la danse. Léo met son oai, pousse et s'aime des accords bluesants et cristallins, ça coule... "Love for sale" lance son attaque, Grossman se sent traqué, la partie s'annonce drue, a calos. Léogé prend la dimension de l'histoire, Steve tape toujours Vincent, ça tourne du feux. Léo drive l'orchestre, accélère, ça suit, c'est la course en avant, le ténor ajoute. Be Bleus chez Claude. Bon ce n'est pas tout mais on a pas fini la soirée. Cap sur Le Mousqueton, tranquille sur les berges de Garona. C'est là qu'on dîne avant le Moving Shadow.

" Massilia c'était la semaine dernière...". P.H.A. a donné signe, il ne vient pas because IL n'a pas été invité officiellement. Il faut peut-être aller le chercher... A la table du fond, l'équipe d'Hervé et de Willy d'Avant Mardi. Un peu moins loin le staff Ramdam-Technike et les DJs et là, los organisaires.

C'est vrai qu'il fait bon, le match tant attendu est sérieux. 1 à 1, ils jouent la belle. Les Sansonetto Brothers contre Vienne -Granger. Hervé, tout comme Gilbert, campe sur ses arrières. Balle de match. C'est donc devant que ça se passe, but !!! 5 à 4, il n'est pas loin de onze heures et il n'y a pas foule. " Redoutable Fabrice, un sacré pied gauche..." Le bassiste de "Moogen", du non du clavier pionnier dans la techno, m'annonce qu'ils sont ce soir chez Erich Coffee. Basse, batterie, guitare, moog plus sampler, ça devrait le faire.

Un après concert de plus pour l'an prochain. Au boulot les mecs, "des milliers d'emplois qui attendent...". Sur scène DJ Le Lutin, mixeur de la compil "french Connexion", est chargé de mettre en showfe, Avec Canard, la Scratcheuse, ELLE et Faubère, un petit tour dans les loges. "Qui c'est, C'est les DJs ?" "Certainement, à moins que ce soit l'équipe de nettoyage..." Grand Guit ! ELLE s'est fait mettre un lingaçon dins lo nas... Le Lutin continue ses mix, ce n'est toujours pas la foule, mais bon, ils ont toute la nuit... Nous laissons le Bikini aux sons de DJ Addiction, un du gang de la Groove Connection londonienne. Ce sont de sacrés musiciens ces DJs... A ce sujet, si vous aimez ça, le 31 octobre, Le Dragon Krew présente "Girlz Power". 100% Jungle Drum 'n' Bass...100% filles aux platines.

2h 52. J'appelle le Tigre. Alors Zanbla ? "...ça me fait vivre des moments où j'avais le cul entre deux chaises... C'est mignon, nana au clavier légèrement aéré... Le guitariste tient la route, le sax c'est Itier, tu le connais...Fusion toujours, dans l'esprit de ZeBop...".

Comment t'as trouvé Cassandra ? "... c'est des chercheurs en voie de... c'est une nouvelle porte... On va faire halluciner avec de vrais hallucinations... Olé !" Ce soir Guillaume de Chassy Trio.

Jacme Gaudàs

Fotòs : "Pofesseur Albanis Moyeux"
             © François Canard

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